.jpg)
Rahma découvre Fête le Mur à 8 ans, à l’école primaire de Sevran. Des éducateurs viennent présenter un projet de tennis ouvert à tous. Avec deux amies, elle participe en 1998 à un premier événement, en présence de Yannick Noah, alors inconnu pour elle. « Nous n’avions jamais joué au tennis, mais on s’est tout de suite amusées. C’est ce jour-là que tout a commencé. »
Le tennis devient vite un rendez-vous régulier. Les entraînements ont lieu les mercredis et samedis à Sevran. Mais au-delà du sport, Fête le Mur lui ouvre de nouveaux horizons : voyages, tournois, rencontres, découverte d’autres réalités. « Sans l’association, je ne serais pas devenue médecin. »
Un tournant décisif est son intégration, grâce à Fête le Mur, dans une classe à horaires aménagés à Aulnay-sous-Bois. « Nous n’étions pas forcément très fortes au tennis, mais la mixité sociale a
tout changé. Nous avons rencontré des jeunes dont les parents étaient médecins ou avocats. Cela nous a permis de rêver plus grand. » Rahma et ses amies poursuivent leurs études jusqu’au
baccalauréat.
Même après la fermeture de l’antenne de Sevran, elle reste engagée à La Courneuve comme encadrante, tout en poursuivant médecine.
Aujourd’hui médecin, elle témoigne : « Fête le Mur, c’était une deuxième famille. On nous a donné confiance et répété que tout était possible. »
Son message aux jeunes : « Soyez ambitieux, saisissez les opportunités : rien n’est impossible. »