
Gnima a découvert Fête le Mur à l’âge de 8 ans, presque par hasard. « Ma grande sœur en avait un peu marre de nous garder, mes petits frères et moi. Elle savait qu’il y avait une association en bas de la maison, alors un jour, elle nous y a amenés ». Ce geste simple du quotidien marque pourtant le début d’une histoire qui ne s’est jamais interrompue.
Très vite, Fête le Mur devient pour Gnima bien plus qu’un lieu de pratique sportive. Elle y trouve un cadre structurant, un accompagnement scolaire régulier, des encadrants présents et bienveillants. Elle y découvre aussi des expériences inédites : ses premiers voyages, notamment un échange à Chicago à 12 ans autour de la photographie, jusqu’à exposer ses clichés dans une galerie. « Sans Fête le Mur, tout cela n’aurait jamais été possible », confie-t-elle.
Au fil des années, l’association lui transmet des valeurs durables : la solidarité, l’entraide, la persévérance, et surtout la conviction de ne jamais avancer seule. Pour Gnima, Fête le Mur devient une famille, « pas de sang, mais de cœur », un espace où l’on apprend à croire en soi, même avant d’en être capable.
Naturellement, vient le moment de rendre ce qu’elle a reçu. Dès qu’elle en a l’âge, Gnima s’engage à son tour auprès de l’association. Aujourd’hui, elle est Chargée de mission Orientation et Insertion Professionnelle au sein de Fête le Mur national et encadrante sur l’antenne de La Courneuve. Son parcours personnel guide sa manière d’accompagner les jeunes : comprendre leurs doutes, leur montrer que les barrières sociales ne sont pas des fatalités, et leur donner les clés pour croire en leurs propres ambitions.
« Je ne me positionne pas seulement comme une professionnelle, mais comme un repère, quelqu’un qui croit en eux, parce que quelqu’un a cru en moi », explique-t-elle.
Pour Gnima, rester à Fête le Mur est une évidence. Une fidélité nourrie par la gratitude, l’envie de transmettre et la certitude que ce projet change durablement des trajectoires de vie.